Publié le 25 mai 2026

Jérusalem, an 30
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Nous faisons aujourd’hui un petit tour dans la parabole des dix vierges, rapportée en Matthieu 25:1-13.
Mais comme l’histoire est un peu longue, je vais la couper en trois.
Je raconte la parabole et le contexte aujourd’hui. Je l’expliquerai demain. Et je concluerai après-demain.
Nous sommes aux alentours de l’an 30, sur le Mont des Oliviers, face à Jérusalem.
D’ici quelques jours, Jésus doit être crucifié. Il le sait.
Et il raconte cette parabole : une histoire fictive avec une portée symbolique.
L’action se passe dans la même région et à l’époque contemporaine du moment où elle est racontée.
Un mariage doit avoir lieu.
Selon la tradition juive de l’époque, le marié doit aller chercher la mariée chez elle.
Il vient le soir ou la nuit, accompagné d’un cortège, avec des lampes et des torches.
Ils vont chercher la mariée chez elle.
Puis tous ensemble, formant une procession festive avec des chants, de la musique, et de la joie, se dirigent vers le lieu où doit avoir lieu la fête.
Cette fête a parfois lieu chez le marié lui-même, parfois dans une salle extérieure.
Elle dure plusieurs jours, et seuls ceux qui sont entrés avec le cortège peuvent rester : quand la porte est fermée, elle ne peut plus être ouverte.
Ce contexte, tous les auditeurs de Jésus, au moment où il raconte cette histoire, le connaissent très bien.
Le soir est là. Un groupe de dix jeunes filles attend le marié, pour accompagner le cortège nuptial jusqu’au domicile de la mariée, puis jusqu’au lieu de la fête.
Elles ont une mission, une seule : être prêtes pour l’arrivée du marié.
Mais celui-ci tarde à arriver.
Et comme il se fait tard, elles s’assoupissent.
Au milieu de la nuit, quelqu’un les réveille : “Ca y est, il va arriver ! Préparez-vous, les filles !”.
Le grand événement va commencer : il est temps d’allumer leurs lampes à huile.
Cinq d’entre elles avaient été prévoyantes et avaient prévu de prendre de l’huile avec leurs lampes.
Les cinq autres avaient pris leurs lampes, mais pas d’huile.
Or, il y a encore toute une moitié de nuit à tenir.
Et on ne peut pas envisager un cortège festif sans lumière, c’est impensable !
Elles réclament alors de l’huile aux jeunes filles qui avaient été prévoyantes. Mais celles-ci sont pragmatiques : “Si nous vous donnons de notre huile, aucune de nous n’en aura assez pour le reste de la nuit. Allez en chercher à la boutique d’huile.”
Ce n’était pas de l’égoïsme, mais du réalisme. Il valait mieux que 5 d’entre elles arrivent à remplir leur mission, plutôt que 10 échouent par la faute des 5 imprévoyantes.
Cela, c’était l’introduction. On rentre dans le vif demain.
PS : les citations bibliques ne sont pas exactement semblables au texte original, librement paraphrasées en vue d’en expliciter le sens.
Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

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