La drogue, c’est mal.
Publié le 8 juillet 2026

La drogue, c’est mal.
Merci de lire jusqu’au bout avant de juger…
Je n’ai personnellement jamais été mis en esclavage.
De ce fait, je n’ai pas mon mot à dire sur la situation de l’esclavage, passée ou présent. Cela ne me concerne pas.
Je n’ai jamais consommé de drogue ni aucun produit illicite. Pas même tiré sur un joint.
Cela m’interdit tout commentaire lié aux méfaits de la drogue. Et me contraint à ne pas pouvoir en valider l’interdiction.
Je n’ai pas été sérieusement victime de menaces de mort. Et visiblement, je n’ai jamais été tué.
Par conséquent, comment pourrais-je oser émettre un avis sur les peines prévues pour les assassins ? C’est une situation que je n’ai jamais vécue !
Personne ne m’a jamais violé, ni sérieusement violenté.
En conséquence, je ne peux pas m’exprimer pour prendre la défense des victimes, ni même pour accuser les agresseurs. Ce sont des domaines qui me sont étrangers.
Ces raisonnements te semblent aberrants ? Ils te dérangent ?
Tu as raison.
Car pour pouvoir s’exprimer sur ces sujets, être directement concerné n’est pas un pré-requis : il s’agit de dispositions morales, donc potentiellement universelles.
Je ne fais pas secret de mon opposition ferme à l’avortement, contraire autant à ma foi qu’à des considérations dénuées de justifications spirituelles.
Je n’étalerai pas ici la liste d’arguments longue comme le bras justifiant l’interdiction de l’immense majorité des avortements.
Mais lorsqu’on me dit que si je n’ai pas d’utérus, je n’ai pas à m’exprimer sur le sujet, j’ai toutes les raisons d’affirmer que cette posture défensive ne constitue qu’un muselage injustifiable.
Aussi, j’invite mes lecteurs et auditeurs masculins à ne pas se laisser intimider par ce type de discours.
– Si nous croyons qu’il faut l’intervention d’un homme pour qu’une femme soit enceinte,
– si nous sommes capables d’avoir compassion et admiration pour les femmes contraintes d’élever seules leur(s) enfant(s),
– si nous avons raison de nous indigner du comportement des hommes qui se détournent de leurs responsabilités paternelles,
>>> alors nous avons toutes les raisons de nous impliquer sur un territoire d’ordre éthique que, de gré ou de force, trop d’hommes délaissent.
Les discussions et décisions concernant ce terrain-là ne devraient jamais être amputées de l’apport de la moitié de l’humanité, d’autant plus lorsque cette moitié est tout autant responsable des grossesses.
Abandonner les femmes à assumer seules ce type de décision serait une démission intolérable de notre devoir de protection, d’une part envers elles, et d’autre part envers les membres les plus vulnérables de la société que constituent les enfants à naître.
Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

Tous droits réservés © 2026 – Pascal Portoukalian
37 Gurzadyan – Yerevan – Arménie