Onzième sur douze
Publié le 2 septembre 2026

Onzième sur douze
David n’était qu’un enfant.
Le plus jeune de sa fratrie.
Pourtant, il est celui qui, luttant contre Goliath, fit remporter la victoire au peuple d’Israël contre les Philistins.
Gédéon était un jeune homme peu sûr de lui.
Lui aussi, le plus jeune de sa fratrie.
Pourtant, il est celui par lequel le peuple d’Israël fut délivré des Madianites.
Même Joseph, onzième d’une fratrie de douze, a été Premier Ministre assez jeune, quand bien même ses frères l’avaient rejeté.
Depuis, et encore aujourd’hui, les Juifs ne rechignent pas à placer des jeunes en situation de leadership.
L’une des conséquences, c’est que, devenus plus avancés en âge, ils osent facilement prendre des responsabilités, tenter des initiatives, innover.
21% des Prix Nobel ont été attribués à des personnes de confession juive, alors qu’elles ne représentent que 0,2% de l’humanité.
A l’inverse, les cultures qui survalorisent les anciens et soumettent toutes les décisions à leur approbation, sont aussi celles qui peinent à innover et à engager des changements. Ces sociétés sont plutôt stables et riches d’enseignement culturel, sans aucun doute. Mais elles sont aussi celles qui contribuent le moins à l’avancée de l’humanité dans son ensemble.
Elles sont davantage dans la préservation des acquis et très peu dans la création, contraignant les capacités d’imagination dans le passé plutôt que de les projeter vers l’avenir.
Certaines églises fonctionnent aussi sur ce modèle.
Parce qu’il ne faut pas risquer de troubler les habitudes des anciens, alors allons-y mollo sur les jeunes.
Faisons en sorte qu’ils ne prennent pas trop d’initiatives, laissons-leur un peu de place, à condition qu’ils soient bien entre les 4 lignes que les générations précédentes ont tracées pour eux.
Et continuons le plus possible sur le modèle du passé, supposé être le meilleur.
J’aime les anciens, je m’inspire de leur sagesse, je respecte leur vécu, et je m’abreuve de leur expérience.
Mais si tout cela ne sert qu’à viser la réitération de ce qu’eux ont vécu, alors ne doutons pas qu’ils nous emmèneront tôt ou tard avec eux dans la tombe.
Si, en revanche, cette inspiration est un terreau vivifiant, alors elle va pouvoir fertiliser les jeunes pousses et les emmener dans leur destinée.
Une destinée différente de celles des anciens.
Mais nourrie d’une sève éprouvée par les ans.
Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

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