Sur le carreau
Publié le 21 juin 2026

Sur le carreau
Cette Pensée est indissociable de celle d’hier. Si tu l’as manquée, je t’invite à aller la lire ici >>
Voici donc la suite, concernant la parabole des dix vierges (Matthieu 25:1-13).
L’huile ne peut pas être partagée.
Non pas parce que les jeunes filles voulaient en mettre de côté comme on remplit un compte d’épargne. Non.
Mais parce que le symbole de l’huile, dans la Bible, est souvent lié à la vie spirituelle intérieure, à l’œuvre de l’Esprit en soi, à la préparation à l’alliance.
L’huile est éminemment personnelle.
Elle ne se prête pas, elle ne s’emprunte pas. On n’emprunte pas la foi et l’attente spirituelle d’un(e) autre, et on ne peut pas la donner non plus.
Ton intimité et ta marche avec Dieu n’appartiennent qu’à toi.
Quand vient le moment de former le cortège, tu ne peux pas allumer ta lampe si tu n’as pas rempli ta réserve d’huile avant.
Alors les 5 jeunes filles imprévoyantes, filent au magasin en vitesse, essaient de s’en procurer.
Mais c’est la nuit, et cela prend quand même un peu de temps.
Suffisamment pour que le marié arrive, parte avec les 5 jeunes filles qui étaient prêtes.
Et que les 5 autres restent sur le carreau.
Le joyeux cortège est allé chercher la mariée. Ils se sont dirigés vers la salle. Tout le monde y est maintenant. Et la fête commence.
Sans elles.
Les 5 retardataires arrivent, tambourinent à la porte et implorent le marié : “Ouvre-nous, ouvre-nous !”
Mais la seule chose qu’il peut répondre, c’est : “Navré mesdemoiselles, vous n’étiez pas dans le cortège, vous ne m’avez pas accompagné pour chercher mon épouse. Ma fête de mariage n’est pas un open-bar où l’on entre sans être préparé. Je ne vous connais pas.”
Comme la porte de l’arche de Noé qui était restée ouverte pendant des années, puis que Dieu a fermée : c’était trop tard.
Il y avait un temps pour entrer dans l’arche ou dans la salle des noces.
Puis vient le temps où la porte est fermée.
Ces 5 jeunes filles pensaient pouvoir faire partie de la fête.
Elles allaient à l’église comme les cinq autres. Elles étaient assises sur les mêmes bancs, ont entendu les mêmes prédications. Elles allaient ensemble au groupe de jeunes.
Mais leur vie intérieure, leur relation authentique avec Jésus, était vide.
Alors Jésus, le marié venant chercher l’Église son épouse, leur répond : “Je n’ai pas de relation avec vous. Vous étiez absentes du cortège. Je ne vous connais pas.”
Puis Jésus, narrateur de cette parabole, termine ainsi : “Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure”.
Et nous terminerons cette histoire demain.
Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

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