Un bien à partager

Un bien à partager

Publié le 27 juillet 2026

Un bien à partager

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Dans sa récente encyclique “Magnifica Humanitas” consacrée à l’Intelligence Artificielle, le pape Léon XIV a écrit cette phrase brillante :

« La vérité n’est pas un territoire à défendre mais un bien à partager. »

Je partage à 1000% cette position.

Et je l’étendrai, non seulement à la vérité, mais à tout bien ou héritage précieux que nous possédons.

Je vais te donner un exemple très personnel.

J’ai cru pendant des décennies que la question de l’Arménie n’intéressait et ne concernait que les Arméniens.

Et j’ai vécu mon héritage culturel et spirituel arménien comme un territoire à défendre.

A l’image d’une terre rare, je voulais la préserver.

En déménageant sur la terre d’Arménie, ma position a été complètement renversée.

Je possédais un bien singulier.

Sans rien faire pour cela, j’héritais d’être descendant de la première nation chrétienne.

Avec cet héritage, venait le bagage de la résilience d’un peuple déterminé à rester enraciné dans sa foi malgré toutes les formes de dominations. Les tentatives de conversion forcée au zoroastrisme des Perses, à l’islam des Turcs ou à l’athéisme des Soviétiques, ont toutes échouées.

L’Arménie est certes loin d’être parfaite.

Mais en plusieurs points, elle peut inspirer d’autres peuples et les amener à garder espoir malgré les épreuves. La France, l’Angleterre et une partie de l’Europe, qui regardent béatement ou participent activement à voir s’échapper leur histoire chrétienne, ont en Arménie un modèle duquel s’inspirer.

Ne faire de l’héritage arménien qu’un territoire à protéger serait un repli communautaire stérile.

Le considérer comme un bien à partager lui permet d’exister à travers chacune des expériences qu’il aura inspiré.

Et la Bible, la foi chrétienne, la vérité dont parle le pape, s’inscrit dans le même modèle.

Soit nous nous échinons à nous considérer comme les gardiens du temple et à laisser mourir notre trésor avec nous.

Soit nous considérons authentiquement que la vérité est un bien universel, et que même ceux qui en sont les plus éloignés doivent y avoir accès.

Cette posture-là est peut-être plus inconfortable, plus risquée.

Elle est pourtant celle qui est porteuse de vie et qui a permis que, 2000 ans après, nous soyons à notre tour les dépositaires temporaires de cette vérité.

A nous de faire notre part pour la transmettre plus loin.

Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

Signature Pascal

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