Un chrétien peut-il manger halal ?
Publié le 15 juin 2026

Un chrétien peut-il manger halal ?
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Les aliments halal…
Dans l’agroalimentaire français, on estime que le coût de la certification par un organisme agréé représente entre 0,5 et 4% du prix final de l’aliment certifié halal.
La majorité de cette somme sert à payer les audits, les inspections, les salaires des contrôleurs et sacrificateurs agréés, les analyses, les déplacements.
Les bénéfices peuvent être réinvestis de différentes manières, et notamment dans le financement d’activités communautaires ou religieuses islamiques.
Alors que dit la Bible du halal ?
En 1 Corinthiens 8 à 10, Paul parle des “viandes sacrifiées aux idoles” et nous invite à agir avec discernement.
Les chrétiens croient que le dieu de l’Islam n’est pas Dieu : il n’a pas les mêmes attributs, il n’est pas inconditionnellement amour, il ne se donne pas en sacrifice lui-même pour le salut des hommes, la place de la grâce dans l’essence divine est très différente.
Et le Jésus de l’Islam est une version tellement apauvrie du Jésus biblique qu’on ne peut pas raisonnablement considérer que l’on parle de la même personne.
Comme la Bible affirme “qu’il n’y a qu’un seul Dieu” (1 Cor 8:4-6) et que “Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père” (1 Jean 2:23), le Dieu de l’islam est donc, dans la perspective chrétienne, un faux-dieu, aussi nommé idole.
Et la viande qui lui est sacrifiée, par l’invocation prononcée lors de l’abattage, est par conséquent une “viande sacrifiée aux idoles”.
Partant de là, les recommandations de Paul sont adaptées à la viande halal.
Consommer cette viande ne rapproche ni n’éloigne de Dieu.
Il n’y a pas de malédiction particulière qui s’abattra sur celui qui en consommera.
Cependant, il faut savoir que celui qui la consomme participe à normaliser ce type d’aliments sacrifiés. Il finance le développement d’œuvres islamiques répandant un retour à des lois dont Jésus nous avait libéré, et affirmant que Jésus n’est ni fils de Dieu, ni mort sur la croix, ni ressuscité, ni sauveur.
Bien sûr, toi et moi, à travers nos différentes contributions publiques, nos impôts, nos cotisations sociales, nous participons aussi au financement de structures utilisant ou diffusant d’autres messages contraires à l’esprit de l’Evangile.
Le choix est donc entre les mains de chacun.
Soit on peut considérer que nous finançons déjà tant de choses qui heurtent notre foi, et que nous ne sommes plus à cela près.
Soit, dans la mesure où nous avons à notre disposition une offre alimentaire suffisamment large pour nous passer de halal, nous pouvons décider de faire des choix de conviction. Tout en restant suffisamment sages et souples pour ne pas laisser ces choix nuire à notre témoignage d’amour à l’heure de partager un repas avec des amis musulmans.
A chacun d’agir en conscience, donc.
Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

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