Un petit marteau — typewriter

Un petit marteau

Publié le 15 juin 2026

Un petit marteau

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Avant l’arrivée de notre premier ordinateur, je voyais ma mère taper les devis et factures de la petite entreprise de mon père à la machine à écrire.

Chaque pression sur une touche actionnait un petit marteau venant frapper la feuille de papier et y imprimer la lettre associée.

A la fin du XIXème siècle, pour éviter que les lettres fréquemment utilisées ne s’emmêlent, les lettres ont été délibérément mélangées.

Depuis, on utilise des claviers :
– AZERTY en France et en Belgique francophone
– QWERTZ en Suisse et au Luxembourg
– QWERTY au Québec et en Afrique francophone

Aujourd’hui, à l’heure des ordinateurs, tablettes et smartphones, ces mélanges ne se justifient plus par une nécessité mécanique.

D’autant plus qu’il existe des claviers plus efficaces que ceux-ci.

Mais…

Le coût du changement serait tellement élevé, qu’il ne serait pas économiquement rentable.

Ces types de claviers ne sont pas optimaux, mais fonctionnent suffisamment bien pour que les utilisateurs ne voient pas la nécessité de désapprendre pour réapprendre autre chose.

Cela entraînerait aussi une perte de productivité pendant toute la durée d’apprentissage.

De plus, tous les systèmes d’exploitation de par le monde supportent ces claviers par défaut.

Le standard est imposé, les habitudes sont prises.

Personne ne voudrait changer.

Ce phénomène porte un nom : la “dépendance au sentier”.

En pratique, l’influence du passé produit un effet de verrouillage et rend le changement très difficile.

Ce que l’on observe dans les systèmes techniques ressemble souvent à ce qui se passe dans nos vies intérieures. Nous nous habituons à des façons de penser, de réagir, de juger, qui finissent par devenir des “standards” personnels. Par confort ou par peur du changement, nous restons parfois enfermés dans ces schémas, même lorsqu’ils sont désuets ou inefficaces.
L’Évangile, lui, propose une autre logique : celle du renouvellement.

Là où les habitudes enferment, Dieu appelle à la transformation du cœur et de l’esprit. Jésus ne se contente pas de nous laisser dans l’inertie du passé ; il ouvre un chemin nouveau, parfois exigeant, mais libérateur.

Ce chemin est l’expression de sa grâce.

Il n’a pas peur de proposer au monde entier de bouleverser ses standards : il a accepté d’aller jusqu’à la mort sur la croix pour cela.

Car pour lui, aucune dépendance au sentier, aucune habitude, aucun schéma ancien n’est suffisamment convaincant pour le priver de te délivrer de ce qui te retient. Il veut t’amener dans une vie nouvelle, plus juste, plus libre.

Et il est prêt à déplacer les montagnes pour cela.

Աստված օրհնի քեզ – Asdvadz orhni kéz – Que Dieu te bénisse

Signature Pascal

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